SORTIE PHOTO - Le Pradet 05-2017

 

Sortie mine de Cap-Garonne au Pradet, 05/2017

Même s'il ne pleut pas dans les mines souterraines, nous avions déprogrammé une sortie fin 2016 pour cause de mauvais temps. Et la deuxième tentative a été couronnée de succès puisqu'il faisait très beau temps, trop même si l'on se place du point de vue du photographe. Cette sortie a eu un beau succès puisque nous étions 23.

Au Pradet, tout près de Toulon, nous avons pu visiter le musée, installé dans une ancienne mine, mais pas que. Nous avions obtenu l'autorisation de venir en tant que club photo sur un créneau réservé. Après une visite guidée, on nous a attribué tout le temps voulu pour faire des photos librement en bénéficiant bien sûr de l'éclairage.

Nous sommes dans le massif de la Colle Noire qui pointe en mer le cap de Carqueiranne, constitué d'un beau grès rouge d'âge permien (fin du primaire) que l'on aperçoit partout et en particulier sur le bord de mer. Au niveau de la mine et aussi du fort de la Gavaresse ces grès sont surmontés par des terrains du Trias (début du secondaire) qui sont des grès plus jaunâtres. Et à leur base se trouve un mince filon de poudingue métallifère (cuivre et plomb), épais de seulement 50 cm à 1,2 m. Cette faible épaisseur a permis une exploitation souterraine facile, mais le filon n'est pas très riche.


Vers 1860 deux négociants en charbon obtiennent l'autorisation d'exploiter une carrière de ... pavés de grès à Cap Garonne (les grès permiens je suppose). Le maire (au nom très provençal de Marius Olive) découvre qu'il y a cuivre sous roche ! Les matériaux extraits contiennent du cuivre et du plomb. Il obtient une indemnisation et donne un avis favorable à une concession minière. Celle-ci est accordée en 1862 (sous Napoléon III). Les premiers mineurs viennent d'Italie et sont secondés par une main d'œuvre locale non spécialisée pour charger, trier et pousser les wagonnets. Le minerai est trié par les femmes sur le carreau de la mine pour être envoyé à Swansea (Pays de Galles) où l'on savait traiter un minerai assez pauvre (3 %). Mais l'exploitation obérée par ces coûts de transport cesse pour donner naissance en 1892 à une fabrique de bouillie bordelaise (la viticulture étant en pleine expansion dans la région). Mais l'affaire n'est toujours pas rentable. L'histoire de la mine est très mouvementée jusqu'en 1917 où l'exploitant est exécuté pour intelligence avec l'ennemi... Ce qui marque l'arrêt définitif de l'exploitation minière.

De 1936 à 1952 les souterrains servent de champignonnière. Et enfin en 1984, les élus locaux font fermer la mine pour faire cesser le pillage des minéraux et éviter des accidents. Ils font sécuriser et consolider les cavités, et installer des salles d'exposition, le musée ouvrant en 1984.

Le musée est intéressant car il nous montre de manière ludique les lieux tels qu'ils étaient exploités, il y a plus d'un siècle. Les parois et le plafond exposent de beaux filons verts et bleus, souvent photogéniques. Et quelques beaux mannequins en tenue d'époque permettent des photos intéressantes. Nous avons aussi admiré quelques beaux cristaux sur les présentoirs, même s'ils ont peu à voir avec la géologie des lieux. J'ai trouvé assez esthétiques les petites pyramides en verre qui servent de présentoirs.

Après un pique-nique tout près de la mine, nous avons tous fait une petite rando digestive sur le sentier géologique et botanique qui fait une boucle au droit de la pointe du Bau Rouge (1,5 km). Magnifique point de vue sur la rade de Toulon, la presqu'île de Giens, et belle révision de géologie et de botanique, à la bonne saison de surcroît (je parle de la botanique, vous vous doutez). Les fleurs cistes cotonneux aux pétales fripés et roses sont superbes. Mais aussi les coquelicots, la lavande papillon...

Une moitié du groupe, emmenée par Robert a fait une seconde rando vers le fort de la Gavaresse, belle forteresse pentagonale de 1880, en très bon état, malheureusement fermée. Cela nous a coûté je crois 6 km et 300 m de dénivelé. Temps et panorama superbes. Lumière un peu intense pour les photos.

L'autre moitié du groupe s'est rendue à Toulon, avec le guidage de Thierry. Et presque tous, nous avons contribué au soutien de l'économie toulonnaise dans un bistro ou un autre.
Merci à tous pour votre présence, c'était là l'essentiel, pour votre bonne humeur, pour le pique-nique très convivial, mais ça devient un pléonasme à ARC Images. Bravo de vous être très bien autogérés pour le co-voiturage.

Nous avons organisé une séance de projection le 8 mai; dont voici une sélection. En limitant à 10 le nombre de photos par personne, cela nous oblige a un salutaire effort de sélection, cela laisse le temps à chacun de préciser ce qu'il a voulu montrer et d'expliciter ses choix (ISO, temps de pose, ouverture...) et de dire deux mots du développement qu'il a éventuellement fait. Et chacun peut commenter ce qu'il apprécie ou regrette dans la photo, l'expérience montrant que c'est toujours pratiqué dans un état d'esprit des plus constructifs. Grâce à l'envoi à l'avance des photos, on a pu sur 3 ou 4 exemples montrer diverses approches d'un même sujet. Je trouve cela très formateur (pour moi !). Ensuite nous projetons à un rythme plus soutenu quelques photos de personnes d'ARC Images, certaines en situations originales ou amusantes, ce qui nous fait glisser tout naturellement vers un moment de repas festif où chacun amène ses spécialités. Nous étions le lendemain du 7 mai, et nous n'avons commenté que la victoire de ... l'OM sur Nice !

Et nous envoyons nos photos un peu originales à la direction du musée qui nous a si bien accueillis.

Gérard degoutte,

 

 

 

 

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